Enquêtes sur les activités non autorisées
Lorsqu'il existe des raisons évidentes de soupçonner une activité non autorisée, la SFMA ouvre une enquête pour clarifier les faits.
Lorsque la SFMA reçoit des informations qui lui donnent des raisons claires de soupçonner une activité non autorisée, elle ouvre des enquêtes informelles pour clarifier les faits et décider si des procédures d'exécution sont nécessaires.
Devoir d'information des prestataires non autorisés
Le principal instrument de la SFMA pour clarifier les faits est l'obligation d'information conformément à l'article 29 LFINMA. Selon le Tribunal fédéral, cela s'applique aussi bien aux prestataires agréés qu'à ceux dont la nécessité d'une autorisation n'est pas encore prouvée. Les prestataires pouvant exercer sans l’autorisation requise doivent donc répondre de manière complète et véridique aux demandes d’informations de la SFMA. Si ce n’est pas le cas, et empêche ainsi la SFMA d’établir les faits, la SFMA avertit d’abord l’entreprise avant de publier ses coordonnées dans la liste d’avertissement. Un autre instrument clé pour recueillir des informations est la coopération nationale et internationale. Si une procédure pénale contre le prestataire ou les responsables est en cours en Suisse, la SFMA coordonne dans la mesure du possible ses enquêtes avec les autorités judiciaires compétentes.
Procédure adaptée à chaque cas
La suite des événements peut varier considérablement d'un cas à l'autre. S’il s’avère que le prestataire et son modèle économique sont légitimes, que l’argent des investisseurs n’est pas en danger et que le prestataire est coopératif, la meilleure solution peut être d’ordonner au prestataire de rétablir le respect de la loi en prenant ses propres mesures, par exemple en modifiant son modèle économique ou sa publicité, ou en demandant une autorisation à la SFMA. Dans les cas graves d'activités non autorisées qui présentent un risque permanent pour les investisseurs, la SFMA ouvre une procédure d'exécution. Si les enquêtes ou les procédures d'exécution de la SFMA donnent des motifs raisonnables de soupçonner une activité criminelle, elle dépose en outre une plainte pénale auprès de l'autorité de poursuite pénale compétente.