Comité de Bâle sur le contrôle bancaire

Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire vise à renforcer la sécurité et la fiabilité du système bancaire international. Ses principales tâches consistent à favoriser les échanges d'informations et la coopération entre les autorités de contrôle, ainsi qu'à émettre des normes et des lignes directrices minimales. La Suisse est membre du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire depuis sa création en 1974.

  • Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (CBCB)
  • Banque des règlements internationaux (BRI)
  • Bâle III
  • Bâle III - trois piliers

Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (CBCB) a été fondé à Bâle fin 1974 et a son siège à la Banque des règlements internationaux (BRI). Le Comité est composé de représentants des banques centrales et des autorités de contrôle bancaire de 27 pays. La Suisse est représentée au Comité par la SFMA et la Banque nationale suisse (BNS). Le Comité de Bâle est l'organe central de coordination internationale de la réglementation bancaire et sert de forum de collaboration pour discuter de la supervision bancaire. Son objectif principal est de renforcer la supervision bancaire, favorisant ainsi la stabilité financière.

Cadre réglementaire mondial

S'appuyant sur les leçons de la récente crise financière, le Comité de Bâle a publié en 2010 un paquet de réformes appelé Bâle III visant à renforcer les exigences en matière de fonds propres et de liquidité. Certaines parties du paquet sont entrées en vigueur à partir de 2013. En décembre 2017, le Comité de Bâle a publié ses normes définitives de Bâle III. Celles-ci devraient entrer en vigueur en 2022 selon le calendrier international. L'objectif est de renforcer la stabilité du système financier au moyen de trois piliers.

Les trois piliers de Bâle III

Le pilier 1 définit le capital éligible et les méthodes de calcul des exigences minimales de capital pour les risques de crédit, de marché et opérationnels. Suite à Bâle III, des exigences plus strictes s'appliquent désormais aux fonds propres éligibles en matière de capacité d'absorption des pertes et les exigences minimales de fonds propres ont été renforcées. D'autres innovations sont le coussin de conservation des fonds propres, l'introduction du coussin de fonds propres anticyclique et un ratio de levier non pondéré pour compléter les exigences minimales de fonds propres orientées vers le risque. Le pilier 2 couvre le processus de contrôle prudentiel qui garantit que les banques disposent de fonds propres suffisants pour couvrir tous les risques et nécessite également une gestion appropriée de ces risques. Le pilier 3 définit les obligations minimales de publication des banques. En outre, de nouvelles normes contraignantes ont également été définies pour la gestion des liquidités pour toutes les banques et les exigences de fonds propres pour les institutions financières d'importance systémique.

Mise en œuvre en Suisse

En Suisse, les normes de Bâle III ont été mises en œuvre en adaptant les ordonnances sur les fonds propres et les liquidités et les circulaires correspondantes de la SFMA. Les dispositions de Bâle III entrent en vigueur progressivement depuis 2013. La mise en œuvre nationale des réglementations définitives de Bâle III sera exécutée sous la direction du Département fédéral des finances (DFF).